mercredi 29 juin 2016

BYE

Moins de flux, peu de commentaires, je crois qu'il est temps....
Merci aux fidèles et aux autres que je ne connais pas.....



mercredi 22 juin 2016

Terre à terre

Penser que ça ne s'arrête jamais, qu'on est fin juin et que c'est le début de l'été. Envisager qu'il fera beau demain mais demain c'est encore la pluie qui revient.

Se dire qu'on est bientôt fin juin et que c'est le début de l'été, le soleil devrait briller, les températures devraient grimper. Je ne regarde plus la météo, quand elle annonce du beau, le beau c'est toujours ailleurs et rarement chez moi.

Parler de la coupe d'Europe parce qu'on entend que ça et  même si on veut l'éviter on a beaucoup de mal à passer à côté. En même temps ça ne me dérange pas, j'aime le sport et comme beaucoup j'attends l'exploit qui j'espère viendra, ça fera oublier la morosité ambiante qui squatte et s'accroche à tour de bras.

Jeter un oeil sur la perfide Albion ... Brexit, Brexin... on sera fixés jeudi, les anglais ont leur destin en main, à eux de choisir ce qu'ils veulent.... Ah, j'oubliais, jeudi c'est aussi le jour des manifs, alors manif, pas manif, casse, pas casse, ça aussi c'est d'actualité.

Jeudi j'aurai moins de clients parce que les gens ont la trouille de rencontrer les manifestants. Chez moi ils sont pourtant calmes, ils s'excitent parfois verbalement comme si le fait de gueuler des noms d'oiseaux ou de faire peur aux gens peut faire avancer les choses. Moi ils ne me font pas peur, ils m'agacent c'est différent. J'ai un chiffre à faire, je dois composer avec le sale temps, avec la crise économique et maintenant avec les manifestants. 

Quelle actualité merdique finalement, si seulement il faisait beau ça semblerait moins pesant.

J'ai des envies de lecture au soleil, de pieds dans l'eau, des petits bonheurs si simples mais si difficiles à réaliser finalement.

A l'heure ou j'écris ces quelques lignes le soleil fait une timide apparition.... pourvu que ça dure !!!

mercredi 8 juin 2016

Madame FILOU

Elle vient chez nous pour épiler et teindre ses sourcils. 

Elle a vite compris qu'on aimait le travail bien fait et qu'on n'hésitait pas à recommencer quand le client n'est pas satisfait.. Elle a vite compris comment profiter d'une prestation à moindre prix, voire même gratuite.

Je n'ai pas mis longtemps à démasquer le manège mais j'ai quand même plongé deux fois, il n'y en aura pas de troisième, je suis gentille et compréhensive, je veux une satisfaction totale de la part de la clientèle  mais  il arrive un moment ou il faut cesser de me prendre pour une bécasse.

Tout commence il y a plusieurs mois. Quand elle ressort elle n'est pas satisfaite et je suis assez d'accord avec elle, je trouve la couleur des sourcils trop foncée par rapport à ses cheveux et l'effet naturel escompté n'est pas au rendez-vous.

J'en parle avec l'esthéticienne qui me dit qu'elle ne comprend pas,  c'est la couleur qu'elle fait habituellement et elle n'a jamais rien trouvé à redire jusqu'à présent.  Je lui explique qu'on devrait peut-être trouver une teinte plus adaptée. Comme j'aime le travail bien fait et que je veux que le client soit satisfait, je lui propose la gratuité sur sa prochaine teinture. 

Madame Filou revient trois semaines plus tard, on lui fait sa prestation gratuitement comme prévu et on utilise une couleur plus claire.  Elle sort satisfaite, surtout qu'en plus elle n'a rien payé !! 

Une bonne semaine s'écoule et voilà que Madame Filou pousse la porte pour venir se plaindre, les sourcils n'ont pas assez été épilés à son goût. "On a fait comme d'habitude" me dit l'esthéticienne stupéfaite. Comme on a personne à ce moment là, on la fait monter en cabine et on lui enlève la repousse, je dis bien la repousse, donc rien à voir avec la prestation précédente qui aurait été mal faite. 

Madame Filou s'inquiète de savoir si elle va payer la prestation, on lui dit que non pour cette fois, elle a passé à peine 5 minutes en cabine pour trois poils qui se battent en duel.

Un mois plus tard elle reprend rendez-vous. J'ai préalablement acheté la teinte qui s'accorde avec ses cheveux, on ne peut pas trouver mieux. Elle sort de la cabine, se regarde dans le miroir et me fait comprendre que ça ne va pas.  Je lui réponds que c'est parfait, la teinte lui va à merveille, on ne devine même pas que c'est une couleur, c'est comme si c'était sa teinte naturelle. Je lui explique, je lui prouve par A + B et elle finit par convenir que oui finalement ce n'est pas trop mal.

Bon, là il faut payer la prestation, elle trouve que ça a augmenté, -ce qui est faux mais vu qu'elle n'a pas payé la prestation précédente, elle ne se souvient certainement plus du prix-.

Je la vois revenir en fin d'après-midi avec un sourire narquois, elle  me dit "regardez, il y a là un poil qui n'est pas coloré". Je ne le vois pas, je lui dis montrez-moi je ne vois rien,  en se regardant dans le miroir elle ne le voit pas non plus mais me dit si si promis, je l'ai vu avec mon miroir grossissant, y a un poil qui a été oublié.

Je suis à deux doigts de perdre mes nerfs,  je la fais monter en cabine, je sors la lampe loupe pour mieux voir et comprend bien vite pourquoi la couleur n'a pas adhéré. C'est un poil complètement mort. Je lui explique, elle ne semble pas bien convaincue, Je crois qu'elle tente d'encore une fois d'obtenir un petit quelque chose pour la fois suivante mais je ne me laisse pas berner. Je sais que le travail a été bien fait et je trouve un peu vicelard de venir quémander un truc qui ne se voit pas à l'oeil nu, j'ai envie de lui dire que son poil mort personne ne le voit,  qu'on ne le détecte qu'à la loupe, il me semble que peu de gens se promènent en regardant les autres à la loupe. Je ne lui demande rien,  je prends la pince à épiler et j'enlève le gêneur.

Madame Filou sort de mauvais poil, il n'y aura pas de remise pour la prochaine fois c'est raté. 

Depuis on ne l'a pas revue, elle passe devant l'institut, traîne, regarde la vitrine et attend que je sorte pour lui demander si tout va bien et pourquoi elle ne revient pas. Elle se dit que je vais peut-être lui proposer quelque chose pour son retour mais c'est hors de question.

Je ne sais pas dans quel institut elle sévit du coup, mais je souhaite bien du courage à celle qui s'occupera d'elle !! 

mercredi 1 juin 2016

LES AILES DU DESESPOIR

L'histoire commence au Maroc où David vit avec ses parents. Il n'a que onze ans quand il la voit pour la première fois, elle a 6 ans de moins, presque un bébé encore, elle est superbe et ne le laisse pas indifférent, il ne sait pratiquement rien d'elle, sauf qu'elle se prénomme Alia.

Le temps passe, la famille de David quitte le Maroc pour s'installer à Paris. David est brillant, promis à un bel avenir professionnel, il est fiancé à Myriam, fille issue d'une famille de la haute bourgeoisie parisienne.

Le chemin semble tout tracé mais le destin s'en mêle à nouveau et c'est lors d'un dîner que David revoit Alia qui fait ses études à Paris.

David est amoureux, Alia semble réceptive, dès lors il va tout mettre en oeuvre pour qu'ils puissent vivre leur rêve. Mais David est juif, Alia musulmane, leur projet de vie commune s'annonce compliqué, heureusement l'amour est plus fort que tout et ne connait pas de barrières.  Après une attente interminable et beaucoup de patience, c'est à New york que les amoureux se retrouvent pour enfin conjuguer le bonheur à deux.

L'histoire s'annonce belle, ils ont décroché de bons boulots,  un appartement sympathique, des sorties entre amis, même si les familles respectives ne sont pas convaincues, ils vivent leur amour tranquillement et loin des tourments. David et Alia s'unissent un beau jour de 1999.

Quand l'avion de l'american airline percute la tour nord du world trade center, le 11 septembre 2001, Alia est à l'intérieur, elle appelle David pour le prévenir, elle tente de s'échapper mais n'y arrivera pas. Elle lui dit Adieu par téléphone.

La vie de David bascule, il ne peut vivre sans Alia. C'est alors qu'un avocat parisien lui transmet une lettre laissée par Alia à n'ouvrir que si jamais elle décède. Cette lettre cache un lourd et affreux secret dont Alia n'a jamais parlé.

Cette révélation va transformer David, il ne rêve plus que de vengeance, il est prêt à tout et va plonger au sein de réseaux terroristes radicaux, quitte à se perdre lui même. 

La plongée est terrifiante, David est méconnaissable, on ne sait pas bien ou tout ça va mener.....on plonge avec lui, on a peur avec lui, on a envie de le secouer, de lui dire stop, tu vas trop loin, ressaisis toi, il est encore temps.... mais David s'enfonce un peu plus chaque jour jusqu'au moment ou il devra passer à l'action....... reste t'il une lueur d'espoir ? existe t'il une petite étoile qui brille encore quelque part et qui pourra le guider ? 

Je ne peux en dire plus, ça serait tout vous révéler et ça serait bien dommage.

j'ai lu ce livre en peu de jours parce qu'il m'a passionnée et quand je rentre vraiment dans un livre j'ai du mal à le lâcher. On peut tout faire par amour, le meilleur comme le pire et ce livre le montre bien. Il décrit parfaitement comment la souffrance peut parfois tout faire basculer et comme il est difficile de ne pas penser à la vengeance.  On se demande comment David, si brillant, si intelligent peut tout à coup se laisser entraîner dans cette spirale de violence jusqu'à ne plus savoir qui il est vraiment.

Ce livre est sorti en janvier 2016 aux éditions Albin Michel, je ne connaissais pas l'auteure Roselyne Durand-Ruel. Elles est historienne de formation et a déjà écrit un roman qui s'intitule l'héritier. J'ai trouvé le livre bien écrit, bien construit. 

J'ai lu de mauvaises critiques sur certains blogs, à chacun son ressenti avec son vécu, un livre c'est comme les goûts et les couleurs, ça ne peut pas plaire à tout le monde. J'ai aimé ce livre, j'ai aimé David et Alia, je vous le recommande.