vendredi 22 août 2014

NAUFRAGES

Quelle aurait été la vie de Rachel s’il n’y avait pas eu la guerre. Cette guerre qui a séparé des familles, assassiné 6 millions de juifs  et façonné des destins malgré eux. 

Parce que c’est bien de destins dont il s’agit, celui de Rachel, Josef et Tomislav, trois amis juifs qui ont grandi à Sofia en Bulgarie et qui durant l’adolescence se sont retrouvés confrontés aux heures les plus sombres de l’histoire.

Nous sommes en 1961, Rachel vient en Israël, un voyage forcé par le décès de Josef, son amour de jeunesse. La guerre les a séparés, la mort va-t-elle les rapprocher et peut-être faire prendre conscience à Rachel qu’il est temps d’accepter  ses  racines, racines dont elle semble vouloir se détacher depuis qu’elle a quitté Sofia pour rejoindre Paris 10 années plus tôt.

L'histoire se déroule dans le petit kibbutz de Sasa au nord d’Israël, c’est là que Josef repose désormais. C’est là qu’il a laissé des lettres pour Rachel, des lettres qui feront éclater la vérité. Avec Tomislav l’ami de toujours et Ava la femme de Josef, Rachel se replonge dans le passé, sa vie d'adolescente juive à Sofia, l'arrivée de la guerre, les choix à faire....  un passé qu’elle a tenté d’occulter mais qu’il va falloir affronter parce que maintenant elle ne peut plus reculer.

Amour, guerre, sionisme, déchirement, naufrage…. Tout se mélange et s’imbrique étroitement. La vie des juifs de Bulgarie sous le régime nazi, Les pionniers, ceux qui ont façonné et construit la terre d’Israël à la force de leur bras, les naufragés qui se sont embarqués sur des bateaux de fortune pour rejoindre cette terre promise,  le sionisme, la vie au kibbutz, la terre d’Israël, l’amour impossible et ces trois amis  qui sont quelque part eux aussi des naufragés même s'ils avaient un gilet de sauvetage.  

J’ai aimé ce livre, de temps en temps il m’a fallu relire certains paragraphes parce que je me perdais, emportée par le désir de découvrir plus vite la vérité et peut-être aussi parce que je cherchais autre chose entre les lignes. Philippe Zaouati voyage habilement entre passé et présent et je voulais être attentive, pour être certaine de ne rien manquer.

J’ai ressenti un énorme poids dans certains passages, le récit du Struma en particulier.  J’ai aimé Rachel, je ne l’ai pas toujours comprise, je l’ai parfois détestée, parce qu’elle ne voulait pas voir, parce qu’elle voulait oublier. J’étais triste quand enfin elle s’est assise sur la tombe de Josef pour y pleurer. 

C’est aussi ça le talent d’un écrivain, réussir à faire participer son lecteur et le faire pénétrer dans son livre en y devenant presque un acteur.  

Redécouvrir les paysages d’Israël à travers ce récit m’a fait le plus grand bien, je me suis évadée, j’ai erré dans le kibbutz et arpenté les chemins de Galilée, le nord d’Israël est magnifique, la vie au kibbutz semble idyllique même si on sait qu'elle a été parfois rude et n'a pas apporté tout ce que les pionniers espéraient.

Ce roman est le second romain de Philippe Zaouati qui vit à Paris. Les événements du roman sont imaginaires mais les faits historiques relatés sont réels comme le naufrage du Struma. Il dédicace son livre à son épouse Nathalie avec ces quelques mots «  Pour ma femme Nathalie, un fragment de son histoire ». J'aime imaginer que peut-être ce roman n’est pas tout à fait fictif et que certains passages ont été vécus par la famille proche de Nathalie.  

Je recommande bien évidemment ce livre, je pense qu’il faut être un peu initié, connaître l’histoire, aimer Israël…. Ça aide, enfin c’est ce que je pense mais ça n’engage que moi.

Je remercie Philippe Zaouati qui m'a fait parvenir son roman parce qu'il avait lu mon commentaire chez Angelita, commentaire dans lequel je faisais part de mon désir de lire ce livre. Je n'ai pas été déçue et c'est un livre que je relirai dans quelques temps avec grand plaisir. 


Si toi aussi tu as envie de lire Naufrages, tu peux le trouver ici : Les Editions des Rosiers

mercredi 13 août 2014

Les voisins

Ma maison est mitoyenne des deux côtés et au bout de mon jardin il y a également une maison, une splendide maison moderne, entourée d’un jardin dont le gazon ferait pâlir de jalousie le jardinier de Buckingham Palace.

Je n’ai pas de vis-à-vis direct avec les maisons puisque nous sommes séparés par des murs de taille moyenne, mais quand je suis sur ma terrasse qui est légèrement surélevée par rapport au jardin de la belle maison, j’aperçois les propriétaires avec qui on a déjà sympathisé, on se fait coucou et on peut même se parler sans avoir à vraiment élever la voix…. c’est dire si mon jardin est grand… le mot jardinet serait plus approprié.

Non non ce n’est pas un billet sur les jardins, je te plante le décor simplement pour te montrer que finalement je suis tranquille peinard chez moi…. Enfin ça c’est ce que je croyais…..

Quand je monte au premier étage de ma maison, de la grande fenêtre de mon escalier en bois…. –tu sais à quel point j’aime les escaliers en bois-, j’aperçois le jardin de mes drôles de voisins.

 Ce jardin m’avait interpellée par son état sale et bordélique lorsque nous avions visité la maison… je me souviens en avoir fait la réflexion à la locataire du moment, elle avait levé les yeux au ciel en se contentant d’un « oh… eux c’est particulier » !!

Je n’ai pas insisté, après tout si les gens ont envie d’avoir un jardin pourri et dégueulasse c’est leur problème et n’ayant pas de vue directe sur cet endroit, ça ne me dérange pas.

Mais voilà, il y a pire que le jardin. Ces gens vivent la nuit… ils regardent la télévision jusqu’à 3, voire 4 h 00 du matin, ça ne serait pas un problème si ils ne nous en faisaient pas profiter et vois tu… à 4 h 00 du matin je dors et franchement je n’ai pas envie de regarder la télé…. Du coup, ça fait déjà deux fois que mon binôme va taper à leur porte pour leur demander de baisser le son.

Le gars qui ressemble à Ordralfabetix (le poissonnier du village d’Astérix) répond d’accord, et il baisse le son sans poser de question…..

Ils ont deux enfants, le premier doit avoir 5 ans,  aux dires des voisins il n’est pas scolarisé parce que les parents sont incapables de se lever tôt le matin, mais à la rentrée de septembre il devrait rejoindre les bancs de l’école. Le second est encore en poussette, je ne l’ai pas bien vu mais il doit avoir 2 ans à tout casser. Les enfants vivent aussi la nuit, à 2 h 30 du matin ils sont encore en train de jouer aux billes et de dévaler les escaliers. Des fois je les entends et quand j’ai de la chance, j’arrive à dormir malgré le bruit.

La semaine dernière,  vers 3 h 00 le petit dernier hurlait…. Je dois avouer que ça m’a angoissée….  je suis descendue pour écouter… un enfant qui hurle la nuit ça m’interpelle toujours…. J’entendais Peggy la Cochonne (la femme d’Ordralfabetix) lui crier dessus…. J’ai un peu paniqué, imaginant que peut-être elle le malmenait….. J’ai donné trois énormes coups dans le mur…. Ça les a calmés aussi sec… je suis remontée me coucher mais tellement stressée que j’ai mis plus d’une heure à me rendormir.

Deux jours plus tard dans la journée ils se disputaient…. J’étais dans la cave en train de charger mon lave-linge…. J’étais aux premières loges et j’ose à peine te répéter le langage fleuri et varié. Toute la gamme des grossièretés y est passée, les portes claquaient, le clebs aboyait….. je suis restée un peu pour écouter, non pas que j’aie envie de jouer les commères mais j’avais peur que la dispute ne dégénère et que Peggy ne s’en mange une… après tout on ne sait jamais.

Après cet interlude je me suis dit qu’on avait quand même tiré le gros lot et que lorsque j’avais demandé à l’ancienne locataire si c’était calme, elle m’avait répondu que oui. Elle ne pouvait quand même pas ignorer ce bruit alors pourquoi avoir menti ?

Samedi soir, les deux tourtereaux se battaient encore, à minuit les portes claquaient, Peggy avait du s’enfermer, ne voulait pas ouvrir et Ordralfabetix donnait des grands coups dans la porte….  J’ai senti que la moutarde montait au nez du binôme….

A une heure 30 du matin on avait un mélange d’enfants qui hurlent, de musique et de télé, le tout orchestré par les aboiements du chien.  Le binôme est sorti en furie, je n’ai même pas eu le temps de l’en empêcher… il a frappé à la porte pour demander à Ordralfabetix de faire moins de bruit mais celui-ci n’a pas daigné ouvrir. Le binôme s’est énervé, a donné un grand coup dans leur volet en disant que maintenant ça suffisait et qu’ils avaient intérêt à se calmer sinon il allait sévir. Il hurlait comme un dingue ce qui m’a valu un fou-rire tellement le tableau était comique.

Le binôme est magique, deux minutes plus tard, on entendait les mouches voler !!

Les langues se délient dans le quartier…. Le voisin d’en face s’est déjà fritté avec eux parce qu’ils jetaient leurs mégots de cigarette par la fenêtre, une fois aussi à cause du bruit et une autre fois à cause d’un caddie de courses qu’ils avaient carrément abandonné devant chez lui.

Les autres voisins n’en peuvent plus de les entendre crier et enfin la mémé qui vit à côté n’ose plus sortir, elle en a peur et n’ose rien dire.

Il  a pourtant pas l’air bien méchant  Ordralfabetix…

Ce matin j’ai appris que la maison appartient au centre social et que ça fait 6 mois qu’ils sont là parce qu’ils ont été expulsés d’un autre endroit à cause de leur tapage diurne et nocturne. Deux fois par semaine une assistante sociale vient voir si tout se passe bien.

Depuis samedi soir, ils sont plus calmes, faut croire que la sortie pétaradante du binôme a porté ses fruits mais jusqu’à quand ?

Porte-poisse tu connais…. 

J'ai encore une fois gagné le pompon !

Sinon…. Je kiffe toujours autant cette maison… peut-être qu’avec l’arrivée de l’hiver, mes voisins finiront pas hiberner…. 

jeudi 7 août 2014

Invasion féline

Mon nouveau quartier n’est pas si calme que l’ancien mais il est quand même bien sympathique et surtout je suis toujours fan de cette nouvelle maison même si elle laisse entrevoir de nombreux défauts que je n’avais pas vus auparavant.

On ne connait les travers d’un endroit que lorsque l’on y vit et je pense que dans les prochains mois, on pourra rapidement corriger les petits désagréments qui sont, il faut bien l’avouer, d’ordre secondaire.

Mes préoccupations du moment sont plus importantes et l’heure est grave parce que je dois faire face à deux adversaires bien redoutables et pas des moindres !!!

Les premiers sont des voisins dont je vous parlerai dans un prochain post et qui sont pour le moins…..  zut….. Je ne trouve pas les mots ou alors j’ai peur de les écrire……  mais quand je t’expliquerai  tu comprendras bien vite !!!

Les seconds sont des intrus à quatre pattes qui appartiennent à la race des félins et qui ont décidé, semble t’il  et sans m’avoir demandé mon avis, que leur QG serait chez moi et pas ailleurs !!

Bon tu sais à quel point j’aime les chats mais quand même il y a des limites.

Tout à commencé le lendemain de notre arrivée, les bestioles ont du sentir qu’il y avait déjà un félin dans les lieux et qui dit félin dit nourriture… dont acte !!

Un premier s’est pointé….. Un quatre pattes que j’ai trouvé bien moche… d’ailleurs je devrais dire une puisque c’est une femelle. Elle ne m’a pas demandé si elle pouvait rentrer, elle s’est pointée dans l’encadrement de la fenêtre du salon et m’a gratifiée d’un regard implorant qui forcément m’a fait craquer, nouille que je suis !!

J’ai donc donné quelques croquettes à l’intruse, sachant que ce n’était pas la chose à faire mais les yeux implorants de la bête ont eu raison de moi. Sur le coup j’ai pensé que le lendemain je mettrais les choses au point.

Une heure plus tard, l’intruse est revenue accompagnée d’un autre 4 pattes qui m’a fait penser que peut-être il pouvait être son frère. Je l’ai trouvée gonflée et lui ai fait comprendre que je ne pouvais quand même pas nourrir toute la fratrie, et que ce n’était pas écrit « resto pour chats ».

Le frère semblait plutôt grassouillet et n’avait pas l’air de manquer de nourriture, j’ai quand même, -par acquis de conscience et surtout dans le but d’éviter des remarques style « non assistance à personne en danger » - refilé quelques croquettes et un bol d’eau pour le nouveau venu en lui expliquant qu’une fois n’était pas coutume.

J’ai bien vite aperçu un troisième sur le toit, suivi d’un quatrième et là je me suis dit qu’il y avait comme un problème. Problème confirmé par les voisins qui m’ont expliqué qu’on était envahis de chats et que ces chats étaient en fait une portée de la chatte de mes autres voisins (tu sais ceux dont je te parlerais plus tard) et qu’il faudrait bien vite agir sinon, les chatons deviendraient de futurs parents et on ne s’en sortirait pas.

J’ai pensé qu’on pouvait peut-être appeler l’école des chats pour voir ce qu’on peut faire avant de se faire envahir complètement par les félins et de ce fait promis aussi de ne pas les habituer à être nourris….

Discussion agitée avec le binôme qui m’a dit qu’il fallait que je cesse de jouer les cantinières parce que c’était certain qu’on allait être très vite envahis, j’ai donc ralenti le mouvement, aidée en cela par Bamba, la chatte de la maison qui ne voit pas ce manège d’un très bon œil, qui crache et fait le gros dos dès qu’un intrus se pointe et qui, malgré qu’elle ressemble à un mastodonte et qu’elle pourrait bien imposer sa propre loi,  n’y arrive pas…. La trouille sans doute !!

Je n’ai plus nourri la horde sauvage, disons pour être honnête que j’ai moins nourri mais il faut maintenant que je lutte contre les chapardages en tout genre lorsque j’oublie de fermer ma fenêtre, les intrusions sans gêne même quand je suis dans la pièce, bref je dois avouer que c’est un peu l’enfer et qu’il va falloir trouver une solution parce que ça commence à gêner ma minette qui n’ose même plus sortir et ça déclenche les aboiements du chien du voisin qui ne supporte pas la vue d’un félin.

Et voilà qu’il y a 4 jours, ma dernière craque sur une petite écaille de tortue, arrivée de je ne sais où, très maigre il faut bien le dire et avec des yeux qui feraient craquer les plus aguerris.

La bestiole dans les bras, elle a supplié et invoqué tous les dieux du ciel pour qu’on nourrisse la chose, évoquant sa maigreur et argumentant qu’on ne peut quand même pas laisser cette pauvre bête livrée à elle-même, qu’elle risquerait de mourir par manque de nourriture…. Bref, inutile de te faire un dessin….

Les choses ont tout de suite été mises au point : la bestiole baptisée Chanel ne rentre pas dans la maison, on lui donne des croquettes sur la terrasse et ça s’arrête là. J’ai donc acheté un paquet de croquettes spécialement pour elle et décidé qu’elle en aurait l’exclusivité.

Autant te dire que rien de tout ça n’est respecté. Chanel ne veut déjà plus de mes croquettes bon marché parce que celles de Bamba sont meilleures, dès que j’ai le dos tourné elle se tape l’incruste et squatte le canapé et je pressens que ce n’est que le début.

Il est hors de question que j’adopte un deuxième chat surtout quand je vois dans quel état est Bamba dès qu’elle la voit. Je mets donc le holà mais faut avouer que les félins ne lâchent jamais l’affaire !!

Ce matin j’ai nourri la bête qui apparaît dès que j’ouvre le volet. Elle a boudé la nourriture que je lui ai donné…. Elle a voulu entrer je lui ai dit non. Elle a fait mine de s’en aller et dès que j’ai eu le dos tourné, elle est entrée et a mangé la gamelle entière de Bamba. Pendant que je la réprimandais l’affreux blanc en a profité, il s’est faufilé et a attaqué le paquet de croquettes que j’avais laissé sur le côté et un autre est arrivé direct du toit…


Je suis un peu énervée…. Tu leur tends la main ils te volent ton bras……. Je me demande comment je vais gérer tous ces chats….. 

dimanche 3 août 2014

Au suivant

« Pour tous ceux qui auraient encore envie de m’emmerder par MP en m’accusant de tuer des civils palestiniens, je tiens à vous dire que je ne fais pas partie du Cabinet Ministériel Israélien, que je ne suis ni aux commandes d’un F16 ou d’un Merkava mais que OUI j’ai la nationalité Israélienne et que je soutiens mon Premier Ministre et TSAHAL…..voilà ça c’est dit et maintenant si ça ne vous plait pas suffit d’appuyer sur le bouton. A bon entendeur Salut…"  

C’est mon dernier statut  Facebook, parce que je crois que là on touche presque le fond !!

A chaque conflit ça recommence, il faut croire que le ménage des contacts n’est pas suffisant mais cette fois je ratisse large. Il y a un moment dans la vie où il faut dire stop et balayer tout ce qui peut être nuisible.

On peut avoir des amis qui sont différents, la différence fait même la richesse mais quand on a face à nous des gens qui ont des discours haineux et qui  de toutes façons semblent irrécupérables ça ne sert à rien de les conserver, sinon à t’énerver encore plus et ce n’est pas le but du jeu.

Depuis 27 jours, il faut se justifier, expliquer encore et toujours, parfois se cacher, presque s’excuser de ne pas avoir assez de morts, c'est bon, ça suffit, j'ai atteint mes limites du tolérable, je ne ferai plus d'efforts.

Je n'ai pas la patience d'Heure-Bleue et du Goût que je vois batailler avec des gens que j'ai d'ailleurs virés de mes contacts parce que lorsque je lis la haine qui transpire dans leurs écrits, je ne peux plus accepter... ça va trop loin !!

Je n'ai plus la patience de recevoir des messages privés de gens qui d'habitude ne viennent jamais me parler et qui tout à coup se réveillent parce qu'il y a un conflit et qu'avoir une Israélienne à portée de main sur qui on va pouvoir se défouler quelle aubaine !! 

Je ne veux absolument plus recevoir de leçons de morale d'anciens collègues de boulot qui, parce qu'ils ont épousé une musulmane et se sont sûrement convertis, viennent m'alpaguer en me disant qu'il n'y a pas assez de morts civils Israéliens, qu'on est des assassins, que de toutes façons cette terre n'est pas à nous et que je ferais mieux d'apprendre mon histoire !! 

Il y a des mots plus violents qu'un coup de poing, il y a des phrases intolérables, je n'ai plus de forces pour tout contrer.

Facebook, lieu d'échange qui se devrait d'être serein, agréable et tranquille est le dernier salon ou l'on peut, sans être inquiété, déverser sa verve puante et bien se défouler.  En message personnel c'est tellement plus facile, on est certain que mes copains ne viendront pas m'épauler... parce que j'ai de la chance, j'ai encore des copains qui arrivent au galop quand ils me voient en difficulté. 

A chaque fois je pense à la phrase de la fable.... "Si ce n'est toi c'est donc ton frère.... c'est donc quelqu'un des tiens"...

J'ai dégagé l'indélicat, une amitié de 20 ans, un gars avec qui on a bossé et fait des fêtes, un partage de joies et aussi des coups durs....  je l'ai défendu quand il a quitté son poste et quand d'autres ont trouvé bon de le critiquer.... Je nous croyais solidaires.... jusqu'à hier...

Mon texte a été succinct, j'avais auparavant du expliquer, argumenter, prêcher dans le vide... ça ne servait à rien sauf à me faire monter l'adrénaline.... j'ai posé quelques mots et j'ai terminé par un royal "je t'emmerde"... je l'ai viré et je l'ai bloqué.... pas très fair-play ni courtois je le conçois mais qu'est ce que ça m'a fait du bien !! 

11 contacts en moins depuis le début de cette guerre....

Il y aura t'il un prochain ?