mardi 25 mars 2014

Addict




Je m’y suis inscrite il y a quelques mois déjà, quand j’ai mis en ligne mon site sur Israël, sans grande conviction parce que je me demandais à quoi ça servait. J’ai pensé que ça ferait connaître le site,  J’ai mis quelques photos d’Israël et l’histoire s’est arrêtée là.

Plusieurs fois chez des blogamies j’ai vu le sigle et constaté que beaucoup s’en servaient et j’ai pensé "mais qu’est ce qu’ils foutent là-dessus, c’est une perte de temps, à quoi ça sert " ….

Puis j’ai vu sur facebook que tous les jours Angelita épinglait des images et pas qu’une, et là du coup ça m’a interpellée. Je me souviens lui avoir dit en MP que je ne comprenais pas le but de ce réseau social mais Angélita étant à la pointe de la modernité pour tout ce qui concerne le web, l’informatique et la communication, il devait quand même y avoir quelque chose….. 

Quand je suis interpellée par un truc faut que j’y aille et que je creuse, donc je me suis penchée sur la question, j’ai fouiné un peu et je me suis prise au jeu et pas qu’un peu.

Malheur pour moi, voilà que j’épingle à tout va, que j’aime, que je réépingle, que j’envoie des épingles…. Bref, c’est fichu je suis addict !! 

J’ai créé mes petits tableaux avec mes sujets préférés (et j’en ai plein d’autres en prévision) et voilà que je furète partout, sur le web et chez mes amis. J’adore découvrir leurs épingles et par là même un petit coin de leur univers.

Pas d’embrouilles finalement, on se parle avec des images. 

Je me demande quand même s’il ne faut pas avoir gardé une âme d’enfant pour se créer ainsi un petit monde virtuel avec des photos. C’est un moment de rêve et d’évasion, j’épingle toutes les belles choses que je n’aurais certainement jamais, juste comme ça pour le fun. 

J’aime bien mon petit coin avec mes thèmes bien délimités. Quand j’étais petite j’avais une boite à images et je classais, il y avait les images que je récupérais sur les paquets de chocolat et ailleurs et les belles images qu’on me donnait à l’école quand j’avais bien travaillé, souvent je les étalais sur mon lit et les regardais.

Et bien voilà,  j’ai de nouveau ma boite à images, virtuelle celle là et je peux la partager avec tout le monde. Puis je ne fais chier personne sauf peut-être moi parce que je passe trop de temps dessus. 

Je le savais bien, j’aurais jamais du fourrer mon nez dans Pinterest….. c’est trop tard maintenant !!

mercredi 19 mars 2014

Mayday



Il y a 10 jours maintenant que le boeing 777 de la compagnie Malaysia Airlines avec à son bord 239 passagers reste introuvable, c’est tellement invraisemblable qu’on a du mal à penser qu’un avion puisse tout à coup se volatiliser sans que personne ne s’en rende compte.

Incroyable cette histoire, je n’arrive pas à me mettre dans l’idée qu’on puisse paumer la trace d’un appareil comme celui-là avec tous les moyens modernes de communications radars et autres qui existent. Bon d’accord j’y connais que dalle mais quand même ça me dépasse.

Alors il est où cet avion ?

On en a entendu des choses bizarres et parfois saugrenues. Tout le monde y va de son analyse mais ça ne fait pas avancer le shmilblick !!

Il y a d’abord eu la fausse piste des traces de carburant en mer qui laissait présager que le boeing s’était scratché mais la piste s’est vite avérée fausse et tant mieux parce que ça a laissé de l’espoir aux familles. Plus tard, un avion aurait repéré des débris près d’une ile, on se dit ça y est, cette fois c’est bien lui, il n’y a plus aucun doute, mais là encore c’est une fausse alerte….

Nouvelle information, certains portables de passagers sonnaient encore quelques heures après la disparition de l’avion ce qui pouvait laisser un mince espoir aux familles dans l’attente de nouvelles…  

Puis on apprend que l’avion aurait fait demi-tour, et une histoire de passeports volés laisse imaginer qu’il peut s’agir d’une piste terroriste, l’avion aurait changé de trajectoire, il aurait volé durant encore 7 heures. Les systèmes de communication ont été désactivés par le pilote qui s’est fait la belle avec ses 239 otages.

Les informations sont distillées, toutes différentes les unes des autres…. Embrouilles.com tu connais ?

Ensuite il y a les imaginations débordantes, et là mouahahaha on en a entendu des trucs…. Alors toi je ne sais pas mais moi j’ai lu par ci par là un tas de conneries qui pourraient me faire rire si ce n’était pas si grave, parce que je ne veux pas perdre de vue qu’il y a quand même 239 personnes dans ce putain d’avion, sans compter les membres de l’équipage.

Il y a la piste des extra-terrestres, des petits hommes verts qui auraient mangé l’avion avec leur soucoupe volante,  puis la piste d’un détournement et de l’avion quelque part planqué dans une base sous-terraine sur une ile…. ah oui j’oubliais, j’ai lu aussi que c’est un coup des Israéliens, ben voyons, ça m’aurait bien étonnée qu’ils ne soient pas mêlés à l’histoire,  après les pigeons espions, les dauphins espions et autres, voilà que « l’entité sioniste » comme certains l’appellent….  fait disparaître des avions.

Je pense aux familles et au stress qu’elles doivent ressentir,  elles doivent tanguer entre espoir et désespoir et attendre, accrochées aux nouvelles déclarations des uns et des autres, ça doit être horrible.

Finalement l’happy end ça serait un scénario du style « Lost » avec des survivants quelque part dans une forêt qui attendent les secours….. bein tu vois même la thèse d’un détournement m’irait parfaitement pourvu que le dénouement soit heureux….

Malheureusement,  à l’heure où je caquète débilement sur ce blog, il n’y a toujours pas de nouvelles de l’appareil et c’est franchement déroutant.

vendredi 14 mars 2014

In love with TLV



Le jour où nous avions décidé de faire notre aliyah, nous n’avions pas d’endroit particulier pour notre point de chute, je ne voulais simplement pas vivre à Tel-Aviv qui me semblait une ville trop agitée, bruyante, trop immense et sans âme. Nous vivions à l’époque dans un petit village de 2000 âmes et de la fenêtre de ma chambre j’apercevais les moutons.


Nous avons opté pour Ashdod, ville déjà d’importance et qui avait retenu notre attention lors du salon de l’aliyah qui se déroulait à Paris. Lors de ce salon, nous avions rencontré le maire qui nous avait vanté les mérites de sa ville. Ashdod ayant une population française et étant une des premières villes d’accueil des nouveaux immigrants, ça me semblait idéal pour les enfants et moi-même.


Nous y avons atterri une nuit d’été et nous y avons passé trois ans. Je garde de bons souvenirs de cette ville et je pourrais parfaitement retourner y habiter. Je regrette de ne pas m’y être investie plus…. Les regrets arrivent toujours quand il est trop tard…. 


Alors au bout de ces trois ans me direz-vous qu’est ce que j’ai fait ?


Et bien je suis partie vivre à Tel-Aviv pardi !!


Au début un peu par obligation à cause de l’école. Mes deux filles étaient inscrites à l’école Israélienne (ma petite y a fait sa première rentrée scolaire) mais la grande au bout de deux ans a voulu réintégrer une scolarité française. Nous l’avons donc inscrite au collège de l’ambassade de France qui se trouve à Tel-Aviv, elle a galéré et passé énormément de temps dans les transports (Ashdod est à 35 bornes de Tel-Aviv) et quand la petite a eu l’âge d’intégrer le CP, nous avons décidé de la remettre elle aussi dans le système Français et de nous rapprocher de l’école.


Même pas peur, je ne sais pas pourquoi mais avec Tel-Aviv ça a été le coup de foudre immédiat. J’ai rapidement assimilé le plan de la ville, je ne m’y suis jamais perdue et je m’y suis tout de suite sentie chez moi.


J’ai aimé la promenade le long de la plage, je marchais les pieds dans l’eau en partant des quartiers de Jaffa et remontait jusqu’à l’hôtel Hilton. Il faisait chaud, l’eau me rafraichissait et il fallait me protéger parce que sinon ma peau brûlait.

Je me souviens avoir  critiqué les touristes Français qui y débarquaient chaque été, je les trouvais sans gêne ce qui peut sembler paradoxal dans un pays comme Israël ou le sans-gêne est le maître mot. Je me disais « ah ces Français »… parce que bien sûr moi j’étais Israélienne !!! 


J’ai aimé les cafés animés de jour comme de nuit, les bâtisses Bauhaus du Boulevard Rotshild, les boutiques de la rue Sheinkin qui ne désemplissent jamais, mon petit kiosque où à tout moment de la journée je pouvais m’offrir un jus de grenade frais ou encore aller chez Max Brenner pour me goinfrer de chocolat.


J’ai aimé arpenter le shouk Hacarmel les vendredis matin quand la foule s’y pressait et qu’on ne pouvait même pas avancer. Je faisais le plein de fruits et légumes pour la semaine, je m’achetais des fleurs et un poulet cuit pour le repas du midi. Il faisait chaud, il y avait du bruit, des odeurs, des couleurs, c’était la vie….


J’ai aimé prendre des petits déjeuners vers 10 h 00 le long de la plage, je pouvais alors admirer la mer, planquée sous un parasol en mangeant ma salade israélienne et mon œuf au plat. Tous les jeudis je retrouvais une amie pour déjeuner au Suzanna.


J’ai aimé la douceur des shabbat quand je fabriquais mon pain et allumait les bougies avant le coucher du soleil. Depuis notre retour en France j’ai du en faire deux ou trois fois mais je n’y arrive plus, ce n’est plus pareil. 


J’ai aimé  les jours de fêtes et le kippour quand les rues se couvraient d’une foule blanche dès que le jeûne commençait.


J’ai aimé quand le dimanche nous partions pour Yam Hamelah (Mer Morte) afin de nous offrir un « yom Kef ». J’adorais traverser le désert et même si le dimanche soir nous devions affronter les embouteillages au retour, rien ne me semblait compliqué.

J'ai aimé aller récupérer mon binôme le vendredi après-midi à l'aéroport quand il rentrait de sa semaine en France. Je faisais ça une fois par mois et j'aimais regarder les familles qui attendaient, les cris de joie, les embrassades, les fleurs et les ballons pour accueillir les arrivants. J'ai même croisé Gad Elmaleh.


J’ai aimé me baigner dans la grande bleue quand il faisait très chaud, je pouvais parfois y rester plus d’une heure, je regagnais ensuite mon transat et sur les coups de 14 heures je m’enfilais un baguel au saumon avec du fromage fondu, une salade et des falafels, une limonada maison.


J’ai aimé la foule, le bruit et l’attente chez Aboulafia où je m’arrêtais pour acheter mes pitotes encore toutes chaudes. C’était plus fort que moi, il fallait toujours que j’en mange un morceau avant d’arriver à la maison. En face le glacier me tendait les bras et bien souvent je me laissais tenter.... 

J'ai aimé aller chez mon poissonnier de la rue Yeffet et même si je ne trouvais pas sa grande barbe très catholique, j'adorais sa dextérité à découper et préparer son poisson toujours très frais et trop bon.


J'ai aimé, j'ai aimé et c'est vrai, j’ai aimé tellement de chose que je pourrais en parler durant des heures, je me rends compte que je n’ai rien détesté, même pas les files d’attente à la poste, ni les gens qui nous passaient devant, ni les klaxon des voitures, ni les impolis qui nous bousculaient et ne savaient pas s'excuser.


Finalement j’ai aimé ce Tel-Aviv dont je me méfiais tant.... je l’aime encore et de plus en plus chaque jour.....

J'aurais pu te parler du beau temps et du brouillard qu'on a le matin... je ne sais pourquoi mais j'ai tout à coup eu envie de te parler de Tel-Aviv .... ein ma lahassot...


mardi 11 mars 2014

CARNAVAL

De la joie, du bruit, des couleurs, une foule immense qui chante, crie, danse, s'amuse et défile tout au long du jour et de la nuit. Voici quelques photos de la bande de Malo qui a eu lieu Dimanche sous un soleil éclatant, de quoi réchauffer nos vieux os refroidis et de nous donner envie de bouger.

Pour ceux qui ne connaissent pas le carnaval de Dunkerque, voici ICI quelques informations. Il faut savoir que le carnaval dure trois mois, il y a les défilés dans les rues (les bandes) les chapelles (les particuliers accueillent les carnavaleux chez eux pour faire la fête) et les bals de carnaval.

Le carnaval à Dunkerque c'est une institution et ça fait partie de la culture locale. C'est un moment important de la vie des Dunkerquois et de sa région proche. C'est un moment convivial ou les barrières sociales tombent. C'est un moment de fête qui permet de s'évader et d'oublier les tracas de la vie. 

Le carnaval a ses propres codes avec ses chansons, ses vêtements, ses parcours typiques et ses bals habituels. Bien que je ne sois pas une "carnavaleuse", j'aime bien cette période et je n'hésite pas à aller me fondre dans la foule (alors que je suis limite agoraphobe) pour prendre quelques clichés.

Voilà voilà... je t'en fais profiter si tu veux !!









jeudi 6 mars 2014

HAPPY

Tout le monde connait cette chanson de Pharell Williams "Happy" qui a fait le tour du monde depuis sa sortie. C'est simple, c'est gai, ça donne envie de chanter, de se trémousser et de crier qu'on est heureux même si parfois on ne l'est pas vraiment. A ce jour, plus de 450 villes du monde se sont mises en scène sur cette musique et ça donne des vidéos vraiment originales et sympathiques.

Ainsi Dunkerque a son propre vidéo clip réalisé par XYetZ.com et à la fin on peut apercevoir Erwan Siakam joueur de l'USDK (club de handball dont je suis supporter), un excellent joueur que j'aime beaucoup.



Il me manquait Tel-Aviv que j'ai bien vite trouvé. Les deux clips me plaisent parce qu'ils ressemblent à la ville qu'ils mettent en scène mais peut-être que la vidéo de Tel-Aviv est vraiment celle qui reflète le mieux la vie dans la bulle Israélienne. 


Bon, ces deux vidéos sont en fait une entrée en matière parce que j'ai moi aussi une raison d'être HAPPY.....

Non je n'ai pas gagné au loto, 

Non je ne retourne pas à Tel-Aviv pour l'instant.... 

Je suis simplement mamie d'une petite fille depuis mardi matin et elle est TROOOOOOOP BELLE !!!!

Voilà, fallait quand même que je te le dise je ne pouvais pas garder ça pour moi toute seule !!


dimanche 2 mars 2014

Broadchurch


Broadchurch : bande-annonce 2 - 17/02/2014 par france2


Paysages sublimes, atmosphère pesante, personnages énigmatiques…. Bienvenue dans Broadchurch, série policière britannique qui est la vedette du moment tous les lundis soir sur France 2.

Je ne suis pas spécialiste en matière de séries télévisées mais si tu ne connais pas, je t’invite à aller regarder de plus près parce que tu ne devrais pas être déçu.

Ne cherche pas Broadchurch sur la carte du Royaume-Uni parce que tu ne trouveras pas. La série à été tournée à West Bay dans le Dorset et il faut avouer que tous les ingrédients sont réunis pour nous embarquer, nous captiver et nous faire attendre la suite avec impatience.


L’intrigue se déroule dans cette ville de bord de mer où tout le monde se connait. Danny jeune garçon est retrouvé mort au pied de la falaise. Un inspecteur au passé un peu trouble est chargé de mener l’enquête, on lui adjoint une policière locale pour l’assister. On ajoute des journalistes fouille merde carriéristes, des habitants qui peuvent tous avoir le profil de l’assassin, les parents de la victime  paumés qui se déchirent, le meilleur ami de Danny qui ne semble pas du tout à l’aise, son père (mari de la policière) qui semble vouloir le protéger et vous avez la meilleure recette pour faire une bonne série qui sait maintenir le suspense….. Quand on pense avoir trouvé l’assassin, on nous emmène sur autre chose. 


Dans cette petite cité balnéaire tranquille, la méfiance a fait son entrée, chacun s’observe. Les journalistes font le travail de sape en fouillant dans le passé des habitants, les accusations publiques sont lancées, certaines ont des issues dramatiques.


Au fil des épisodes l’atmosphère est de plus en plus lourde, les personnages encore plus suspects les uns que les autres…. 


Cette série est vraiment captivante et je l’apprécie d’abord pour les paysages, une mer souvent chamboulée, cette immense falaise qui la surplombe, la couleur du ciel…. Les personnages ne sont pas des top modèles, ce sont des gens qui nous ressemblent. On n’a aucun mal à rentrer dans le film, on reste suspendu aux images, on aime ou on déteste le comportement de certains habitants.  C’est le reflet de la vie de tous les jours, pas d’artifice ni de fiction ou d’invraisemblable, ça pourrait arriver dans n’importe quelle ville, c’est certainement cette réalité qui fait qu’on s’y attache.


Demain soir ce sont les derniers épisodes de la saison 1, on connaîtra le tueur. Pour ma part j’ai en tête deux suspects, le mari de la policière (père du copain de Danny) et l’employé qui travaille avec le père de la victime mais peut-être que je me trompe.... reste un peu plus de 24 h pour savoir….


Alors, envie de regarder ?