mardi 29 octobre 2013

L'enfer au paradis



Je me suis retrouvée sur un chemin et je ne sais toujours pas comment j’y suis arrivée ni pourquoi. Je me souviens simplement que l’air était doux, très doux et certainement trop doux pour une fin octobre.

L’endroit était bordé de rochers et il n’y avait rien autour, ni vide, ni décor, simplement une impression de néant et ça avait quelque chose de flippant. J’ai néanmoins avancé parce que je ne pouvais rien faire d’autre…. Je scrutais l’horizon dans l’espoir d’apercevoir enfin quelque chose qui me donnerait signe d’une vie quelconque.

J’aurais pu m’assoir sur un rocher et attendre, mais gagnée par la panique j’ai accéléré le pas et le palpitant s’est mis à danser, une danse macabre qui ne laissait présager que du danger.

Après une course effrénée j’ai perdu connaissance et c’est un bruit de source qui m’a réveillée…. Je ne saurais décrire l’endroit paradisiaque qui m’entourait. Tout était si beau, si calme, si reposant.

Un ruisseau se faufilait entre des cailloux blancs, des arbres feuillus et colorés se baissaient pour me saluer, et il y avait de la lavande partout, une lavande chatoyante dont les fleurs brillaient. 

Mais toujours personne

J’entendais le ruisseau chanter et au loin le bruit d’une cascade m’intriguait. J’étais angoissée et j’ai réalisé que j’étais ailleurs. Alors je me suis mise à hurler et l’écho me répondait.

Je me souviens d’avoir demandé « pourquoi maintenant, c’est trop tôt, j’ai encore plein de choses à faire, je veux rentrer, qu’est ce que j’ai fait pour mériter ça »…. Et je me suis mise à sangloter.

J’ai continué de marcher, je criais, j’insultais, j’étais folle de rage. Devant moi le décor changeait et devenait plus fade.

Et tout à coup, il apparut…. 

Il était assis les jambes étendues, calme et serein, sifflotant avec un journal à la main…. 

Le Goût (nan ne rigolez pas c’était bien lui) !!!  

-        Qu’est ce que tu fais là ?
-        Rien ma grande, j’attends le bus
-        Comment ça le bus…. Mais on est où ici ?
    J’en sais rien mais faut que je file, Heure Bleue m’attend et tu la connais !!

Avant que je n'ai eu le temps de dire quoi que ce soit, le Goût disparut comme par enchantement…..ne venez pas me demander s’il y avait un bus…. C’était à nouveau le néant….. Je me retrouvais seule et j’avais tellement peur que je me suis réveillée. 

Heureusement d’ailleurs parce que ça devenait trop stressant.

Finalement ce matin je suis en vie… ce n’était qu’un cauchemar même si j’étais au paradis !!!

samedi 5 octobre 2013

Je râle encore !!



C’est un petit clin d’œil que je donne à Heure-Bleue et au Goût qui sont en effervescence avec leur nid parisien, mais qui, grâce à D. ou simplement à eux, vont bientôt retrouver calme et sérénité…. Puisque, de guerre lassés, ils vont enfin déménager !! 

Alors voilà, vous n’êtes pas seuls à subir des nuisances en tout genre et en ce moment fifille subit exactement la même chose dans son studio Lyonnais. La semaine dernière elle a craqué et à filé son préavis parce qu’après avoir tout essayé, la seule solution était de se casser !!

L’endroit était pourtant génial pour une jeune qui débute dans la vie. Un petit studio avec un prix certes un peu élevé mais donnant accès à tout à pied. Le Rhône à côté, le vieux Lyon à deux pas, la gare à 5 mn, 4 petits étages, une bâtisse ancienne avec des studios retapés avec poutres apparentes et tout le St Frusquin … bref un lieu alléchant et  semblant calme au premier abord !! 

Mais ça c’était dans ses rêves….. Il n’a pas fallu un mois pour que les nuisances commencent, ajoutez à cela les chaudes soirées d’été et aussi un climat où l’on doit laisser la fenêtre ouverte pour essayer d’attraper un peu de fraîcheur et vous avez un cocktail explosif qui met les nerfs à rude épreuve et garantit des nuits agitées.

Elle a tenu le coup 6 mois. Fifille n’est pas du genre à se laisser faire, elle a de qui tenir et si moi je me barre en vrille rapidement,  elle c’est puissance 1000. 

Si on veut résumer ses 6 mois de vie dans cet endroit, on pourra dire que ce sont 6 mois ou elle a passé son temps à demander aux gens de faire moins de bruit, à crier à la fenêtre, à mettre des mots dans les boites aux lettres et à appeler la police qui venait une fois sur 4.

Entre le couple du bas qui se dispute régulièrement à pas d’heures, les « désoeuvrés » du soir qui visiblement n’ont pas besoin de se lever tôt le lendemain pour aller gagner leur vie et qui refont le monde à coup de cris et de musique en dessous de ses fenêtres,  les copains et copines de passage qui vont faire la fête chez les voisins qui dévalent les escaliers et crient au petit matin quand c’est le week-end et qui se foutent pas mal de ceux qui dorment encore quand le soleil n’est même pas levé et la « Mammouth » qui a emménagé au dessus de chez elle il y a deux mois maintenant on peut dire qu’elle est vernie !! 

Elle n’a pas eu peur de se montrer à la fenêtre et de gueuler sur les jeunes pour qu’ils se taisent, elle s’est faite traiter de tous les noms d’oiseaux impossibles et inimaginables et quand, en pleine nuit elle a voulu descendre pour s’expliquer avec eux, son voisin d’en face qui était lui aussi sorti, ébranlé par le bruit l’a retenue en lui disant que c’était dangereux. (Le voisin n’a pas tenu le coup et il a vite déménagé).

Elle a plusieurs fois interpellé le couple qui passe son temps à s’engueuler, leur expliquant qu’elle aimerait bien dormir et ne pas les entendre à tout bout de champ. Ils l’ont regardée sans comprendre pourquoi elle se permettait de leur demander de se taire, ils sont chez eux, paient leur loyer et ils ont droit de se disputer ça ne regarde personne. 

Puis la Mammouth est arrivée et là ça a été le comble. Si il est compréhensif que la personne fasse un peu de bruit quand elle s’installe, il est difficile de croire qu’au bout de deux mois elle puisse encore bouger des meubles dans un studio de 20 m2.

Alors voilà, la mammouth elle s’agite en permanence à croire qu’elle n’a pas de chaise pour s’assoir et là aussi il n’y a pas d’heure. Elle marche en talons et passe son temps à tout bouger dans son appartement, pour fifille qui vit en dessous c’est insupportable et invivable, parce que la Mammouth semble hors du temps. 

Une première explication, puis un mot dans la boite aux lettres, des cris ensuite et des coups dans le mur pour lui demander d’arrêter de faire du bruit. Rien à faire…. La Mammouth continue son vacarme habituel sans aucun scrupule.

La semaine dernière fifille n’en pouvant plus (le manque de sommeil commence à peser, elle bosse toute la journée, quitte son appartement le matin à 7 h 30 et rentre le soir à 18 h 30,) a appelé la police vers minuit parce que Mammouth était en mode « jemagiteafondlacaisse ».

La police est arrivée deux heures plus tard, la Mammouth avait fini par s’endormir et fifille aussi. Du coup ils ont appelé fifille pour lui demander qui faisait du bruit. Fifille leur a répondu que c’était trop tard , que quand on avait besoin de rien on pouvait compter sur eux et que la prochaine fois qu’ils se déplaceraient ça sera pour constater qu’elle a buté la mammouth !! 

Afin d’éviter d’arriver à de telles situations puisqu’il semble convenu que ce sont les fauteurs de trouble qui gagnent toujours, fifille a rendu les armes, elle a filé son préavis et a trois mois pour trouver un nouveau logement qui espérons le, sera plus calme. Elle va sortir de la ville puisqu’elle vient d’acquérir sa première voiture, elle n’a donc plus besoin d’être proche de tout.

Moi je dis, on vit dans un monde de cinglés où finalement c’est toujours le citoyen qui respecte tout qui se fait baiser !!