lundi 28 janvier 2013

LE POST INUTILE



Comme toi je vis sur la planète terre avec des milliards d’autres gens et bien sûr j’ai des avis sur tout, des fois sur rien, parfois je m’exprime, parfois je me la ferme, mais je m’exprime beaucoup plus que je ne me la ferme, c’est d’ailleurs mon gros défaut parce que des fois je ferais mieux de me la fermer tout court, ça éviterait des embrouilles à ne plus finir, des mots et des maux inutiles.

En fait je suis souvent d’accord sur rien et je me demande comment c’est possible d’avoir des avis si contradictoires.  Est-ce moi qui ai tort ?  Suis-je à côté de la plaque, sont-ce les autres qui fonctionnent à l’envers….. 

Parfois ça m’interpelle,  je me dis ma pauvre fille t’es complètement à l’Ouest, tu vis sur autre planète et je me rassure en pensant que finalement j’aime bien ce côté décalé et tant pis si je ne suis pas d’accord avec toi !!

Doit-on se fondre complètement dans le moule, être un mouton de panurge, marcher au pas….. Tout ça n’est pas pour moi. En même temps je suis très compliquée, Je peux être contradictoire dans mes idées, très paradoxale, le feu et l’eau, le blanc et le noir, extrême à souhait, jamais de demi mesure, pas diplomate pour un sou, soupe au lait, explosive, de mauvaise foi parfois avec mon binôme, parce qu’il le vaut bien !!! 

Est-ce qu’il y a une ligne à respecter et à tenir, parce qu’on a voté à droite, ou à gauche, ou au centre, je peux pas voter au centre, ça serait avoir le cul entre deux chaises et comme j’ai des idées toujours bien tranchées, forcément ça ne me conviendrait pas, mais je ne peux pas voter aux extrêmes non plus parce que c’est trop radical…..tu vois, toujours ce même problème, c’est usant non ?

J’aime toujours des gens que les gens n’aiment pas, je défends des inconnus et des causes perdues,  je suis touchée par des histoires qui parfois ne touchent que moi.

Je suis a contre-courant ça c'est évident !! A force de nager  contre vents et marées je vais finir par m'épuiser et par couler !! 

Ce message est totalement inutile et c'est bien pour ça que je le mets, mouahahaha ....

mardi 22 janvier 2013

La trouille


Quand j’étais petite j’avais peur de la nuit. J’étais une enfant turbulente et peut-être que pour canaliser mon énergie débordante, le seul moyen que mes parents avaient trouvé c’était de m’impressionner avec une méchante fée  qui s’appelait Carabosse et qui venait chercher les enfants pas très sages pendant leur sommeil… 

Visiblement ça marchait tellement bien que j’appréhendais toujours le moment où la nuit commençait à tomber parce que j’étais persuadée que cette marâtre viendrait m’alpaguer et me rappeler mes bêtises du jour.

Un soir j’ai su que cette fée n’existait pas mais ça n’a pas pour autant calmé la peur que j’avais quand il faisait nuit. J’ai eu des peurs terribles qui m’empêchaient de dormir, des angoisses et terreurs nocturnes, et cela m’a suivie durant mon adolescence et même une partie de ma vie d’adulte. Je me suis fait la promesse de ne jamais raconter de telles inepties à mes enfants et je m’y suis tenue.

Ca a pas mal bouleversé mon quotidien, mon premier mari partait en déplacement et c’était l’horreur lorsque j’étais seule parce qu’il fallait gérer cette peur et ne pas la communiquer aux enfants. Aux premiers déclins du jour, je me barricadais dans la maison, j’allumais toutes les lumières et  guettais les bruits extérieurs, c’était infernal, sans compter que l’angoisse m’empêchait de trouver le sommeil, je suis de ce fait devenue insomniaque durant de longues années et j’ai consommé plantes, tisanes et somnifères !!! 

Rien n’a changé avec mon binôme qui lui aussi se déplaçait souvent, il fallait alors essayer de trouver le sommeil et seuls les somnifères en venaient à bout. Un jour j’ai jeté les somnifères et j’ai pensé que le sommeil finirait bien par triompher, ça a pris des mois entiers.

Aussi paradoxal que cela puisse être, j’ai apprivoisé la nuit lorsque je suis partie vivre en Israël. La première fois que le binôme est rentré en France pour le boulot, cela m’a paru insurmontable,  je suis restée seule 5 nuits dans la grande villa avec les deux filles et le york qui aboyait au moindre bruit et si les premières nuit ont été difficiles, je ne saurais expliquer pourquoi et comment, au fil du temps cette peur s’est estompée. Je ne me souviens pas du moment exact ou j’ai pu affronter la nuit tout naturellement en pensant que c’était une étape normale et qu’il ne se passait rien de particulier mais J’ai trouvé les nuits israéliennes très apaisantes et je n’ai plus jamais eu peur, me surprenant même à avancer dans l’obscurité la plus totale sans avoir idée d’allumer. Je n’avais plus peur non plus de sortir dans le jardin ou même dans la rue.

Vers 7 ou 8 ans, J’ai eu peur du garde champêtre, ça c’était une idée de Metche !!!  Lucien de son petit nom enfourchait quotidiennement son vélo pour se rendre à la mairie. J’avais le déplaisir de le voir passer matin, midi et soir et si je n’étais pas sage, Metche menaçait de sortir pour lui raconter mes frasques. J’étais impressionnée par l’uniforme et comme je connaissais ses heures de passage, je m’arrangeais toujours pour être d’une gentillesse exemplaire…. Juste le temps de le laisser passer et de le voir s’éloigner….

J’ai eu d’autres peurs, quand on est enfant on est toujours plus ou moins effrayé par l’extérieur, par l’inconnu, par des choses que l’on voit à la télé ou des discussions que l’on entend et en grandissant on s’endurcit, on apprend la vie, on apprend à maîtriser, à gérer et parfois à vivre avec  et on se dit qu’en vieillissant on acquiert une assurance et une maturité qui font que l’on a plus peur de rien.

Me concernant et peut-être grâce à mon aventure Israélienne je dois avouer que plus grand-chose ne me fait peur depuis quelques années….. mais ça, c’est ce que je croyais…..

Depuis notre retour en France, nous avons enterré pas mal de nos proches.

Depuis décembre, nous en sommes au troisième décès et voilà que dimanche matin, mon fils nous appelle en pleurs pour nous annoncer le décès du papa de sa compagne, un beau père en or avec qui il avait passé la journée du samedi à bricoler, quelqu’un de vraiment très gentil  que l’on connaissait bien puisque nous avions eu l’occasion de partager des repas ensemble, nous avions même convenu de partir aux sports d’hiver peut-être l’année prochaine parents et enfants au complet.

J’ai réalisé que le beau père de mon fils avait l’âge de mon binôme et que ça n’arrivait pas qu’aux autres. Depuis Dimanche, cette idée m’obsède et je suis en panique en pensant qu’un jour la mort viendra frapper chez moi aussi. Je n’ai pas peur de ma propre mort, à vrai dire ça ne me stresse pas plus que ça, ça viendra quand ça viendra…. Je pense que tout est écrit et qu’on a beau faire, quand la grande faucheuse arrive, on ne peut pas y échapper.

Ce qui me hante et me terrorise c’est l’idée qu’un jour mon mari parte avant moi parce qu'il a 12 ans de plus (J’occulte complètement l’éventualité d’un départ d’un de mes enfants parce que pour moi c’est inconcevable et je ne veux même pas l’envisager). Egoïstement je me dis qu’il serait bien que je parte avant lui, parce que je ne me sens absolument incapable d’affronter la situation. Depuis Dimanche je me fais des films, c’est une idée fixe et c’est très pénible, un psy deviendrait fou rien qu'à m'écouter !! 

Et revoilà cette trouille que j’avais oubliée….Comme si tout à coup ce décès l’avait réveillée. J'espère qu'elle n'est nourrie que par cet évènement et que ce n'est que passager sinon ça va bien m'empoisonner.

Finalement je me dis que je serais bien allée danser avec la fée Carabosse, visiter la cage à loups ou encore grimper derrière le vélo de Lucien !! 

Bon d’accord c’est pas drôle mon "post" mais ça fait pourtant partie de la vie et moi là tout de suite, ça ma fait flipper !!

vendredi 11 janvier 2013

UNDER THE RAIN




C’est un début d’année poussif, on ne se croirait même pas en janvier, on ne se croirait en rien du tout, il continue de pleuvoir en permanence et la grisaille est venue à bout de mon moral. S’il n’y avait pas mon éternel optimiste de binôme, je crois que je dormirais jusqu’au printemps.

Mais voilà, c’est un luxe qu’on ne peut même pas s’offrir parce qu’il faut toujours et encore bosser. J’aurais aimé que les quelques jours que nous nous sommes accordés début janvier s’éternisent, mais rien ne dure et j’ai l’impression d’être un robot qui jour après jour répète machinalement les mêmes gestes, effectue le même travail et raconte les mêmes choses.


Après un réveillon de nouvel an sympa chez fiston, l’année avait bien commencé et je me sentais très énergique, voire effervescente !!!  Le premier de l’an en fin de matinée,  après avoir ripaillé et dansé une bonne partie de la nuit,  nous avons effectué une longue balade le long de la seine, bras dessus, bras dessous avec un binôme au top de sa forme débordant de projets pour l’année à venir…. 


Cette promenade vivifiante m’a laissé penser que je partais du bon pied et je me sentais presque pousser des ailes. J’aime bien quand c’est comme ça, on est léger, presque intouchable, la vie est belle…..


De retour au bercail,  j’ai royalement glandouillé, levée tard,  repas décalés, je me suis traînée de la cuisine au salon, du salon au bureau, du bureau à la chambre sans avoir véritablement de but précis emmenant tout le monde dans ma léthargie. Si j’avais été seule, je me serais calée sous ma couette.


J’avais bien des idées de footing le long de la plage…. Mais les bonnes résolutions sont déjà envolées, faut dire que lorsque tu pointes ton nez dehors, t’es tout de suite trempé et ce crachin du nord est infernal, il est froid et te transperce, il t’attriste et te pompe le peu d’énergie qu’il te reste.


Le coupable c’est ce temps pourri, je n’arrive plus à supporter ce climat, cette humidité, cette grisaille, la tristesse d’un ciel toujours gris, parfois noir, cette eau qui tombe sans jamais s’arrêter, parfois fine, parfois drue, par instants ou en discontinu…  


Je suis chagrinée comme ce vilain ciel que je déteste,  je rêve au plafond bleu de Tel-Aviv, à la luminosité particulière de Yeroushalaïm, à l’atmosphère chaude de Yam a Melah.  


8 ans à vivre au soleil ça laisse des traces, mais quand à 6 heures du matin tu ouvres les volets et que tu te prends ce soleil en pleine figure et que la luminosité t’oblige à froisser les yeux, c’est le bonheur, quand tu bois ton premier café « tranquillou » sur la terrasse et qu’il ne fait pas encore trop chaud, c’est la vie, c’est le vrai kef et il est impossible d’avoir des envies d’hibernation ou autre, t’es en forme, t’as du punch pour la journée et t’es prêt à reconstruire le monde…. 


Quand je vivais en Israël, lassée de la chaleur et du soleil,  je pleurais après la pluie…. Faut croire que D. m’a punie et je suis servie !!! 


Et le comble dans tout ça, c’est que depuis plus de 10 jours il pleut en Israël et beaucoup de villes ont les pieds dans l’eau, ce n’était pas arrivé depuis bien des années. Les  premiers flocons de neige ont touché Yeroushalaïm hier matin…. Les photos sont magnifiques, c’est magique à voir mais certainement moins drôle à vivre.


Du coup…. J’sais plus où j’habite !! 

 Yeroushalaïm sous la neige (photo de Perle - Carnets d'Aliyah)

mercredi 2 janvier 2013

Les années se suivent....


Tu sais à quel point ça me gonfle de réciter des voeux !! 
  c'est pas que je manque d'éducation...... mais.... sincèrement.....
 je trouve ça parfois hypocrite et trop poli pour être honnête.  

Bon allez, je te le dis quand même parce que toi je t'apprécie !!

 Je te souhaite une bonne année pour 2013, du bonheur et surtout une bonne santé, ce qui semble le plus important à mes yeux.

A moi je souhaite de pouvoir danser sur cette plage de Tel-Aviv que j'affectionne particulièrement....
 quand ?

 je ne le sais pas.... pour l'instant les années se suivent et se ressemblent..... il faut juste inverser la vapeur mais je n'ai pas trouvé le bouton !!!