vendredi 28 septembre 2012

Ma cabane à T.A.

Ce matin j’entendais le bruit des marteaux qui tapent et tapent encore à la sortie de Kippour. C’est fou  mais c’est la première chose à laquelle j’ai pensé quand le jeûne s’est terminé et je n’avais même pas besoin de fermer les yeux pour entendre les différents sons auxquels je m’étais habituée pendant huit années. 

J’aimais entendre le bruit des fracas à l’unisson, sons aigus, sons plus sourds, sons assourdissants ou parfois plus légers, certains venaient de loin, d’autres de plus près.  Pas de chef d’orchestre, pas de couac, simplement le chant des bâtisseurs de cabanes, ce lieu où pendant sept jours nous prenions nos repas et invitions nos amis, un lieu où certains dormiraient même, un  lieu de vie qui rappelle que les enfants d’Israël ont vécu dans des cabanes lors de leur sortie d’Egypte.

Cette année encore les cabanes surgiront plus belles les unes que les autres,  mais sans moi et je pense à ma pauvre soucca restée en eretz, reléguée dans le garage d’un copain, abandonnée lâchement dans un coin,  soigneusement pliée et rangée certes…. Mais pour qui et pour quoi….

Ce matin j’ai décidé qu’elle prendrait vie, le temps d’un instant, juste pour moi, la voir revivre pour ces sept jours de fête, ressentir le plaisir de la déplier, de l’aérer et la redécouvrir avant de la monter, pouvoir la toucher et sentir la dureté de la toile spéciale qui résistera a la rudesse du soleil mais aussi à la pluie si besoin était.  J’ai presque envie de la humer et je la sens là, tout près de moi.

L’étendre puis commencer à la poser, l’armature c’est le travail du binôme, il y met tout son cœur et joue lui aussi du marteau, où a-t-on rangé l’escabeau ? Comme d’habitude on ne sait pas, tant pis, pas le temps, on prend une chaise qui risque à tout moment de basculer, le binôme est perché, je le tiens et regarde la mer.

Le soleil commence à se coucher, on a attendu qu’il fasse plus frais pour commencer à la monter. On passe à la phase 2, il faut  l’attacher soigneusement à chaque endroit prévu, déposer et bien tendre la toile, surtout ne pas la mettre à l’envers, se souvenir que le décor de la vieille ville de Jérusalem c’est à l’intérieur, il est beau ce décor, c’est ce qui m’avait plu en premier quand on l’avait achetée. Tiens j’avais oublié qu’il y avait autant de fenêtres et qu’il y avait des rideaux pour les fermer. 

Vient l’épreuve du toit,  déposer les nattes en joncs et les attacher, voilà qui n’est pas une mince affaire, chaque année ça nous prend un temps fou, ça tombe, on remet, ça retombe de l’autre côté, on a beau essayer, rien n’y fait !!!  On se dit à chaque fois qu’il faudrait racheter quelque chose de plus pratique, à chaque fois on oublie et on recommence l’année d’après.
Il faut que la natte soit serrée mais pas de trop, j’aime laisser filtrer un bout de ciel, surtout le ciel étoilé d’Israël. Ce soir j’entendrais le bruit des vagues et je me laisserais bercer dans la douce quiétude de la nuit.

Une fois la tente montée, il reste à la décorer, c’est mon moment privilégié. J’ai un gros carton rempli de décorations, des petites lumières qui brillent et qui clignotent, une énorme étoile en bois et fleurs séchées, des mobiles et objets à accrocher, des oiseaux, oui j’ai des oiseaux blancs et argentés, ils sont trop beaux comment pourrais-je les oublier.

La table, les chaises, une belle nappe, je mets souvent une grande plante pour agrémenter. La touche finale c’est la lumière celle qui fera briller la soucca de mille feux, celle qui la rendra belle et accueillante au plus profond de la nuit, celle qui semblera dire, bienvenue, entrez donc chers amis.

Telle une star elle sera photographiée dans tous les sens, de jour comme de nuit, avec ou sans les invités, puis les photos seront rangées, stockées sur un CD sans jamais imaginer qu’un jour on les ressortira parce que tout à coup ca sera vital de revoir ce que l’on ne reverra peut-être jamais.

Enfermée tristement dans un coin de ce garage ou peut-être pas….. j’aime à penser que ma soucca  se dresse fièrement sous le ciel de Tel-Aviv et que peut-être…. Elle m’attend. 



vendredi 21 septembre 2012

Un joyeux non retour

Après deux mois d’absence de la blogosphère et à la demande unanime inexistante de toutes et tous, coucou me revoilou !! 

Autant dire qu’on est bien peu de chose et mon amie la rose me l’a dit ce matin….. peut disparaître de la circulation sans inquiéter personne, mouahahahaha, elle est pas belle la vie ?

Bon j’abuse là…. Parce qu’il y en a quand même un qui est passé me voir pendant mon hibernation d’été, je veux citer mon pote le Magicien d'Ox

Alors voilà, j’ai plein de choses à raconter, y a des trucs trop sympas, des trucs incroyables, des trucs inimaginables,  si si c'est vrai, bein tu sais bien qu'il se passe toujours quelque chose chez moi, mais comme finalement ça t'intéresse pas et bien tu sauras RIEN voilà !!

A un de ses quatre !!!